Nous sommes les parents de Maximilien porteur d’une trisomie 21, âgé de 4 ans, actuellement scolarisé dans le public avec une A.V.S très dévouée mais qui manque totalement d’expérience par rapport au handicap et surtout de  pédagogie.

Bien que reconnaissants du soutien et du dévouement que nous constatons autour de nous au quotidien, nous voulons souligner que le parcours dans le public est assez laborieux, les réponses de la MdPH sont très longues à venir et le dossier est compliqué.

Nous connaissons bien les écoles Hors-Contrat puisque nos aînés y sont scolarisés. Nous réfléchissons pour Maximilien à cette option en raison des petits effectifs dans la classe, dans la cour de recréation, à la cantine d’une de ces écoles, ce qui lui conviendrait beaucoup mieux.

De plus nous sommes certains que l’apprentissage de la lecture qui démarre en Grande Section avec des méthodes plus adaptées  (syllabique, liant un geste par lettre), ainsi que l’esprit d’entre-aide qui règne dans l’ école sont des atouts précieux pour le développement et la progression de Maximilien; seulement, sans A.V.S. à ses côtés cela serait très compliqué voir impossible.

Beaucoup de bonnes volontés sont prêtes à postuler pour aider les enfants “différents”, elles ont de l ‘expérience dans le monde de l’enfance et des apprentissages, mais faute de moyens cela ne peut se faire et c’est bien dommage.

Nous espérons vraiment plus de souplesse dans les procédures et plus de liberté de choix des écoles, qu’un enfant puisse passer du public au Hors-Contrat sans difficultés, sans être rayé des listes de l’éducation nationale, sans perdre son complément d’allocation et que les parents bénéficient des mêmes aides pour leur enfant handicapé qu’il soit scolarisé dans le public ou dans le Hors-Contrat.

Le parcours de ces enfants n’est pas simple, ils sont tous très différents, le chemin n ‘est pas tracé, il faut constamment chercher la structure dans laquelle ils peuvent se développer dans les meilleures conditions selon leur âge et leurs capacités.

Thaddée et Marie-Bénédicte du C., Rambouillet.