Le nouveau grand maître du Grand Orient de France Guillaume Trichard a déclaré que « les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République » (Trichard, G. 2026, 29 août. Entretien au Le Figaro) au motif qu’elles échapperaient au « contrat avec la République ». Cette position hors-sol appelle plusieurs remarques.
👉Elle témoigne tout d’abord D’UNE IGNORANCE QUANT A LA LIBERTE D’ENSEIGNEMENT. La République ne se réduit pas à ce qui est contractualisé avec l’État. Elle repose d’abord sur la liberté de conscience et la liberté d’association — dont la liberté d’enseignement, garantie par la loi depuis 1959 et par le bloc de constitutionnalité, est une des composantes. Or, les écoles hors-contrat répondent à cette exigence prioritaire de liberté, celle des familles à choisir le système éducatif qui convient à leurs enfants. Le choix d’une école en contrat avec l’Etat est une option parmi d’autres, non une obligation de principe.
👉Elle MINIMISE LE ROLE DES PARENTS, qui sont les mieux placés, pour les choix éducatifs de leurs enfants. Les familles peuvent bénéficier du concours des équipes pédagogiques de terrain, mais il leur appartient de subvenir aux besoins éducatifs de leurs enfants. A ce titre, les écoles hors contrat offrent une alternative favorisant un pluralisme pédagogique qui doit être perçu comme une opportunité. Chaque famille et chaque projet pédagogique répondent à des besoins propres auxquels il est essentiel de répondre par des solutions adaptées.
La position de la FPEEI est claire : fermement attachée à la liberté d’enseignement, principe garanti par la Constitution et rappelé par la loi, elle défend les droits des parents à choisir la pédagogie qui convient le mieux pour leurs enfants. Les écoles hors contrat s’intègrent pleinement dans le cadre de la loi, laquelle permet la possibilité de créer des établissements d’enseignement, y compris en-dehors de tout contrat avec l’Etat.
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