Des paroles, mais pas d’acte !
Handicap : obtention d’AVS
Parce que Papa et Maman voulaient me donner ce qu’ils estiment être le meilleur pour ma vie d’aujourd’hui et de demain, un enseignement solide et complet, des principes et une éducation conformes à leurs valeurs et des conditions d’enseignement simplement adaptées à mon âge, ils voulaient m’inscrire dans la même école que ma grande sœur et mon grand frère. Ils croyaient naïvement que le principe fondamental de liberté d’enseignement s’appliquait en France, comme le reconnaît le Conseil constitutionnel, mais c’est une une utopie…. Pourquoi ? Parce que comme beaucoup d’autres conditions de vie (accès aux soins, transport, emploi…), il ne s’applique pas à moi ni aux autres enfants handicapés ! A cause de çà, je devrais aller seule et à mi-temps (c’est déjà beau qu’on m’accepte à mi-temps, davantage serait fatigant pour les éducateurs et enseignants…) dans un autre établissement. Une école publique avec des classes bondées où je serai perdue et comme d’habitude, un peu laissée de côté. Déjà que la vie quotidienne d’une maman normale est compliquée, pour la mienne qui doit gérer mes soins et ceux de ma grande sœur (handicapée aussi mais sans AVS, son école hors contrat l’ayant acceptée malgré tout), ces conduites plusieurs fois par jour dans deux écoles différentes, ça va être la galère.
Comme mes parents, j’aime mon Pays…. Mais je ne suis pas sûre de la réciproque. Mais bon, Papa et Maman m’ont dit que le nouveau Président de la République avait promis qu’il donnerait « accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres. », sans préciser pour quels établissements (publics, sous ou hors contrat). On espère que ce n’est pas un oubli, et qu’il fera vite : ma rentrée à l’école Saint Jean Bosco c’est dans trois mois !
 Olivier et Amélie A.