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Aymeri est scolarisé dans une école hors contrat à petits effectifs à Toulon. C’est la seule école qui accepte de moduler son enseignement et ses horaires en fonction des difficultés spécifiques de notre garçon.
Aymeri est un garçon de 9 ans, qui a eu une septicémie généralisée à la naissance à la maternité, avant son adoption. Il a des séquelles neurologiques en ce qui concerne la motricité fine, la perception dans l’espace, et une très grande fragilité intestinale qui génère des crises convulsives, traitées par un médicament neuroleptique aux effets secondaires lourds.
Aymeri doit notamment se reposer entre 10h et 12h, et rattraper ensuite tout ce qu’il n’a pas pu apprendre en même temps que les autres. Il est très volontaire mais a des difficultés à se repérer dans l’espace, dans les textes, dans les consignes… Il doit être guidé mais il progresse. A le demande de l’école, nous avons dû mettre en place une AVS, d’abord quelques heures par semaine, puis un mi-temps, et probablement l’an prochain un temps plein.
Nous avons jusqu’à ce jour évité de faire les démarches MDPH pour ne pas lui ajouter cette casquette ‘handicap’, stigmatisante malgré tout ce que l’on peut exprimer comme intentions positives à ce sujet. Des casquettes lourdes à porter, il en a eu son lot, dont la mise à l’écart par certaines maîtresses, dans les écoles précédentes… ! Ses difficultés ne se voient que peu hors du travail scolaire, et il veut vivre comme les autres enfants.
Aussi, nous allons probablement devoir y passer pour avoir certaines portes ouvertes, dans le cadre des orientations futures… Un bilan d’orthophonie est en cours.
Ne pas avoir de financement pour l’AVS est extrêmement lourd et nous conduit à repousser des dépenses nécessaires pour la famille (santé, travaux, voiture, loisirs).
Nous vivons comme un très grande injustice le fait de devoir payer 3 fois pour l’instruction de nos enfants : 1 fois par nos impôts pour un système qui n’est pas adapté aux besoins spécifiques de notre enfant, 1 fois pour l’école hors-contrat qui lui donne un cadre scolaire adapté le plus ‘normal’ possible, et 1 fois pour toutes les actions d’accompagnements spécifiques (AVS, orthophonie, orthoptie, rééducation de l’écriture et autres).
Nous aurions un très grand besoin de pouvoir bénéficier, au même titre que d’autres parents, d’un appui financier pour faire face à ces dépenses d’AVS, d’autant plus que nos deux autres enfants présentent eux aussi des difficultés spécifiques et que mon épouse ne travaille pas pour se consacrer à leur accompagnement scolaire.
Benoît de S. papa d’Aymeri, école hors-contrat de Toulon (83).

Nos enfants différents devraient avoir les mêmes chances que les autres enfants et nous parents devrions pouvoir choisir l’école qui leur correspond le mieux en terme de pédagogie…, en d’autres termes pouvoir choisir la meilleure école pour eux et pouvoir bénéficier de leur droit à une AVS.
Je suis maman de Violette, 6 ans, qui a un handicap orphelin d’origine génétique.
Les recherches prouvent que nos enfants différents ont besoin d’apprendre via les 8 intelligences que nous possédons (verbal/linguistique, musical, corporel/kinesthésique…) et ils ont également besoin d’être inclus dans un environnement bienveillant et à l’écoute.
J’ai fait le choix de scolariser Violette à l’école du Blanc Mesnil à Croix, pour qu’elle puisse avoir un programme adapté à ses retards et bénéficier de classe avec des plus petits effectifs. L’injustice réside dans le fait que nos enfants différents ont également besoin de professionnels pour progresser: ergothérapeute, psychométricien (non pris en charge)… et que nous devons en plus prendre à notre charge les AVS alors que Violette a par exemple une notification pour 20h.
Je pense que nous devons repenser l’école pour que l’égalité des chances existe vraiment…et surtout AIDER NOS ENFANTS pour qu’ils aient les meilleures chances d’être autonomes plus tard….
Cela passe par une pédagogie adaptée et un accompagnement individuel grâce à une AVS.

Olivia D. maman de Violette, école du Blanc Mesnil à Croix (59).

Mon fils est DYS (taux d’incapacité reconnu >50 % et < 80%) avec un trouble médicamenté de trouble de l’attention.

Il est en garde partagée entre Limeil-Brévannes (94) et Antony (92).

Il était en 6ème et 5ème en établissement ULIS public (dans le 94) et bénéficiait d’un mode de transport STIF pour aller et revenir de l’école.
Il est maintenant en fin de 5ème et suite à de grosses difficultés scolaires, nous avons souhaité lui faire intégrer l’école du CERENE (dans Paris XII). Nous avons donc fait un dossier à la MDPH pour disposer d’une aide au financement (l’école coûte 12 000 euros l’année + 2 000 euros prévisibles de frais de séances d’ergothéraphie). La MDPH nous a accordé une aide de 8 500 euros. Il nous reste donc 5 500 euros à financer + transport).

Et justement, côté transport, je pensais faire une demande de carte Imagin’R (dont disposait encore cette année ma fille qui était étudiante). L’on m’a dit que l’école étant Hors contrat, je n’y avais pas droit… Je suis assez outré de voir les efforts financiers que l’on fait et de savoir que l’on a même pas le droit de bénéficier de cette carte (et je ne parle pas de la réduction de 50% que le conseil général du Val de Marne permettait pour la carte de ma fille…)
Si je n’ai pas de possibilité, cela veut dire que mon fils devra prendre un ticket de métro tous les jours ??

Vincent L. école du CERENE, Paris XII.

Des paroles, mais pas d’acte !
Handicap : obtention d’AVS
Parce que Papa et Maman voulaient me donner ce qu’ils estiment être le meilleur pour ma vie d’aujourd’hui et de demain, un enseignement solide et complet, des principes et une éducation conformes à leurs valeurs et des conditions d’enseignement simplement adaptées à mon âge, ils voulaient m’inscrire dans la même école que ma grande sœur et mon grand frère. Ils croyaient naïvement que le principe fondamental de liberté d’enseignement s’appliquait en France, comme le reconnaît le Conseil constitutionnel, mais c’est une une utopie…. Pourquoi ? Parce que comme beaucoup d’autres conditions de vie (accès aux soins, transport, emploi…), il ne s’applique pas à moi ni aux autres enfants handicapés ! A cause de çà, je devrais aller seule et à mi-temps (c’est déjà beau qu’on m’accepte à mi-temps, davantage serait fatigant pour les éducateurs et enseignants…) dans un autre établissement. Une école publique avec des classes bondées où je serai perdue et comme d’habitude, un peu laissée de côté. Déjà que la vie quotidienne d’une maman normale est compliquée, pour la mienne qui doit gérer mes soins et ceux de ma grande sœur (handicapée aussi mais sans AVS, son école hors contrat l’ayant acceptée malgré tout), ces conduites plusieurs fois par jour dans deux écoles différentes, ça va être la galère.
Comme mes parents, j’aime mon Pays…. Mais je ne suis pas sûre de la réciproque. Mais bon, Papa et Maman m’ont dit que le nouveau Président de la République avait promis qu’il donnerait « accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres. », sans préciser pour quels établissements (publics, sous ou hors contrat). On espère que ce n’est pas un oubli, et qu’il fera vite : ma rentrée à l’école Saint Jean Bosco c’est dans trois mois !
 Olivier et Amélie A.
 

Notre aîné de 9 ans, accueilli à l’école élémentaire Montessori du Mans, a une notification MDPH de 20h/ semaine d’AVS que nous payons nous-mêmes. C’est pour nous un impératif que d’instruire nos enfants au mieux, à fortiori notre enfant handicapé, et nous faisons le choix d’une pédagogie la plus adaptée pour eux. Nous recueillons une double peine, celle de  l’école hors contrat payante payée complètement par les parents car cette pédagogie n’existe pas dans le public de notre ville, et celle de payer une AVS qui normalement est rémunérée par l’État. L’AVS est indispensable pour la scolarité de notre fils et notifiée par la MDPH mais nous ne recevons aucun financement !
Amélie S., école Montessori du Mans

J’ai choisi le hors contrat pour mes enfants, mon aîné de 7 ans y est depuis deux ans. Malheureusement je ne peux pas y inscrire mon second enfant, porteur de trisomie 21. Cela nous engendrerait trop de frais pour embaucher une AVS que l’état ne prend pas en charge dans le hors-contrat.

Il est depuis 3 ans en école sous-contrat, je viens de le retirer car son AVS est sans cesse en arrêt maladie et l’école me fait lourdement comprendre que mon fils est un poids pour eux. C’est un véritable parcours du combattant pour nous. Accepter la différence est encore tabou!!!!

Raphaëlle T. Ecole Sainte Philomène – Vannes (56)

Convaincu par le bien fondé des écoles indépendantes, j’aimerais que mes deux filles, ayant toutes les deux une dyslexie génétique certifiée, soient inscrites dans un de ces établissements. Malheureusement, je n’ai pas pu les faire entrer à l’école hors contrat de ma commune, spécialisée pour les enfants dyslexiques, car mes finances ne me le permettent pas.

Or leur école actuelle rencontre de vraies difficultés, car elle n’est pas du tout adaptée aux enfants dyslexiques. En effet, n’étant pas spécialisée ou accompagnée par des éducateurs spécialisés, elle n’utilise pas les méthodes adéquates pour aider un enfant porteur d’un handicap quel qu’il soit, comme par exemple la dyslexie.

C’est pourquoi je souhaite soutenir la FPEEI, pour que tous les enfants puissent être égaux dans leurs apprentissages scolaires, et pour que chaque parent puisse choisir l’école la mieux adaptée à leurs enfants sans rencontrer de contraintes financières ou autres.
Si un enfant a besoin d’être dans une école spécifique, il doit pouvoir y aller et être soutenu financièrement, afin de s’épanouir pleinement grâce un contexte favorable, auprès d’éducateurs spécialisés.

Tonny S. Ne peut pas mettre ses enfants dans le hors contrat pour manque de financement – (31)

Si nous avons fait le choix d’une école hors contrat, c’est d’abord parce que  notre insatisfaction dans le public grandissait : des programmes changeants, un projet pédagogique pas toujours en phase avec nos attentes… Nous avons senti, alors que nos enfants étaient encore jeunes, qu’ils avaient besoin d’un enseignement structuré et équilibré, favorisant une approche de bon sens, une connexion au réel et au vrai : lecture syllabique, schéma chronologique en histoire, liens entre les matières… Pour le secondaire, le besoin de ce type d’approche s’est encore plus fait sentir et dans les virages de l’adolescence, elle s’est avérée indispensable. La rigueur toute en dosages et justice fait ses preuves. Enfin, une ambiance favorisant l’esprit de corps et la bienveillance couronnent l’ensemble.

Aujourd’hui nous sommes heureux de pouvoir compter sur la FPEEI car nous savons que, bien loin d’être des cas isolés, nous partageons avec de nombreux parents les mêmes  besoins et les mêmes aspirations. Nous avons besoin de mettre en commun nos projets, nos idées et nos attentes pour que les besoins des enfants du hors-contrat soient mieux pris en compte et leurs droits défendus.

Domitille D. Ecole Saint-Dominique – Le Pecq (78)

Choisir l’école hors contrat des Sarments a été difficile car cela impliquait pour moi un investissement financier relativement important (le 1/4 de mon salaire ) étant donné que j’élève mes 2 enfants seule.

Cependant, le programme riche et de qualité proposé (avec du français, de l’histoire, de l’anglais , les mathématiques en passant par la culture artistique et musicale entre autres), ainsi que l’engagement de l’équipe pédagogique qui cherche à inculquer aux enfants les bases d’une éducation morale et qui prend en charge individuellement chacun des enfants (ce qui n’était pas le cas dans l’école précédente) ont fini par me convaincre. Permettre à mes enfants de s’épanouir tout en recevant une réelle formation est une priorité pour moi, le tout dans la continuité de l’éducation reçue à la maison.

Cet enseignement leur permet d’acquérir un niveau scolaire remarquable et des repères dans la vie de tous les jours afin d’assurer leur avenir puis d’atteindre leurs buts.

Amina B. Ecole des Sarments – Carcassonne (11)

Nous avons choisi de scolariser nos enfants dans le hors-contrat quand nous avons découvert qu’on pouvait avoir une véritable alternative à la pédagogie proposée par les établissements de l’Education nationale. Malgré les bonnes volontés de tous (des enseignantes, de nos enfants et la nôtre), nous étions confrontés à une vérité implacable : nos enfants lisaient et écrivaient mal. Ici nos enfants apprennent à lire avec une méthode syllabique, l’enseignement de la conjugaison et de la grammaire est classique, la méthode d’apprentissage des mathématiques est progressive, logique et permet à l’enfant de réfléchir. Nous avons aussi eu l’agréable surprise de voir que nos enfants pouvaient apprendre de beaux poèmes, lire de belles lectures (des grands auteurs classiques de la langue française), apprendre des leçons qui nous paraissaient difficiles (mythologie, histoire de France chronologique) avec un plaisir incroyable !

Ils ont retrouvé l’envie d’aller à l’école tout simplement, pas seulement pour retrouver les copains mais aussi l’institutrice. Ils ont également appris à chanter juste et nous en font partager la joie. Cependant nous affectons une part conséquente de notre budget familial à la scolarisation de nos enfants et les trajets quotidiens sont importants (80 km par jour). Malgré cela nous n’avons jamais regretté notre choix. Je compte sur la FPEEI pour nous aider à faire reconnaitre nos droits.

Bérangère B. Ecole des Sarments – Perpignan (66)